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« Perles en liberté » : à Bingerville, les perleuses ont fait de chaque perle un trésor

Le samedi 10 octobre 2026, le Jardin botanique de Bingerville a accueilli le Pique-nique des perleuses, plus connu sous le sigle APERLA. De 9 h à 17 h, une journée entre femmes pour apprendre à montrer son travail en ligne, se mesurer lors d'un défi créatif et repartir avec des conseils concrets pour vivre de son art.

Publié le12 octobre 2026
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« Perles en liberté » : à Bingerville, les perleuses ont fait de chaque perle un trésor

Une journée au vert, dédiée à celles qui perlent 

Sacs, cravates, ceintures : en Côte d'Ivoire, la perle ne se contente plus d'orner, elle s'invente en objet d'art. C'est pour celles qui font vivre ce savoir-faire que le Jardin botanique de Bingerville a ouvert ses allées, ce samedi 10 octobre. Au programme : un atelier pour apprendre à créer des objets d'art en perles, mais aussi pour apprendre à les faire connaître.


L'invitation fixait un code couleur : violet, blanc et rose. Autour de la table dressée pour l'occasion, 11 perleuses ont répondu à l'appel de l'APERLA. Le choix du lieu n'a rien d'un hasard : loin de l'agitation de la ville, le décor végétal du jardin offrait un écrin naturel aux couleurs des perles et un cadre propice à la détente, à l'échange et à la création.

Le mot d'ordre de la journée tenait en une idée : une perle devient un objet d'art, et une perleuse devient une marque. 

La journée était rythmée comme un véritable programme de formation, avec des temps forts et des respirations.

Apprendre à se montrer : la formation en création de contenu

Premier gros morceau de la matinée, deux heures et demie consacrées à une question que beaucoup d'artisanes se posent : comment montrer son travail en ligne pour trouver des clientes ? Téléphone sur trépied, écran de montage, prises de notes : la formation a mis les outils du quotidien au service des créatrices. L'objectif n'est pas de devenir cinéaste, mais de savoir filmer et photographier ses créations pour leur donner la valeur qu'elles méritent.


Le défi : une perle, une idée, trente minutes

Après le déjeuner, l'ambiance a changé. Chaque participante a reçu des perles avec une consigne simple : concevoir un objet d'art. Les mains se sont mises à enfiler, nouer, assembler, sous le regard des autres participantes et au rythme d'un compte à rebours. À l'issue de l'épreuve, les créations ont été présentées, puis soumises au vote à main levée. Un trio gagnant a été désigné.


« Ta marque en 60 secondes » : le pitch en perles

C'est sans doute l'exercice le plus original de la journée. Chronomètre en main, chaque perleuse devait créer en soixante secondes un objet qui incarne sa spécialité – sac, cravate, ceinture ou autre, puis le présenter au groupe. Quatre phrases pour se faire connaître : Je m'appelle… Je suis spécialisée en… Ce que je fais de différent, c'est… Venez me retrouver sur… Une manière de s'entraîner à se présenter, tout simplement, comme on le ferait devant une future cliente.

La bourse aux astuces

En début d'après-midi, place à l'échange. En cercle, les participantes ont partagé leurs conseils pour mieux orienter les unes et les autres : réussir ses créations, éviter les erreurs de débutante, fixer ses prix, trouver ses clientes, bien photographier ses ouvrages. 

Danse, musique et photo de famille

Pour clore la journée, l'APERLA a laissé place à la détente : musique, danse, vidéos et photos, sacs à la main. Puis est venu le temps de la désinstallation et du départ, un peu avant 17 h, chacune repartant avec ses créations et de nouvelles idées pour sa marque.


Une perle seule brille peu. Enfilées ensemble, elles font un sac, une marque, une communauté. À l’APERLA, c’est exactement ce qui s’est passé. 

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